Après les fédérations, le président du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Cojoj), Mamadou Diagna Ndiaye a convié ce samedi, les représentations diplomatiques établies au Sénégal, à un déjeuner, au siège du Comité, à Keur Ayo. Et cela, à moins d’une semaine du début des Jeux Olympiques de la Jeunesse (Joj) que le Sénégal aura l’honneur d’accueillir pour la première fois, sur le sol africain.

Une occasion pour le patron du Cojoj d’échanger du soft power sénégalais.

«Je sais, un déjeuner avec le président du Cojoj, à une semaine des Jeux, vous vous attendiez à un PowerPoint de 50 slides sur les bus et les lits au Village. Non. Pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je voulais juste vous parler de soft power. Sans PowerPoint», dira Diagna Ndiaye.

Prenant exemple sur le pays de la Téranga, il souligne que «pendant longtemps, quand on parlait du soft power du Sénégal, on citait trois choses : notre stabilité, notre Téranga, notre diplomatie. C’est vrai. C’est notre or. Avec les Joj, je vous propose d’ajouter une quatrième : notre jeunesse.»

Avant de rappeler que dans quinze jours, 2 700 jeunes de 200 pays vont débarquer dans le pays «pour courir, sauter, nager. Et surtout, ils vont vivre ensemble pendant 15 jours à Diamniadio, à Dakar, à Saly.»

«Excellences, vous qui faites de la diplomatie tous les jours, vous savez combien il est difficile de faire parler deux pays qui ne se parlent plus. Eh bien, nous, on va faire dormir dans le même bâtiment des jeunes de tous les pays. Et ils vont se parler. Pas parce qu’on leur a dit de le faire. Parce qu’ils ont le même âge et qu’ils aiment le même sport», dira Diagna Ndiaye, soulignant que «c‘est ça, le soft power des Joj. Il ne s’écrit pas dans les communiqués. Il se vit à la cantine du Village.»

Pendant 15 jours, selon le président du Cojoj, «500 journalistes du monde entier vont raconter autre chose que ce qu’on raconte d’habitude sur l’Afrique. Ils ne vont pas raconter la crise, le coup d’Etat, l’émigration. Ils vont raconter une Afrique qui accueille. Une Afrique qui forme 400 jeunes de 30 pays pour organiser. Une Afrique qui met en place un Observatoire de l’Héritage avec l’Ansd pour mesurer sérieusement ce que les Jeux laissent. C’est un récit nouveau. Et c’est vous, Excellences, qui allez le rapporter dans vos capitales.»

Aux Ambassadeurs, M. Ndiaye leur a aussi demandé «une chose, très simple. Pendant les Jeux, invitez vos jeunes. Vos diasporas. Ne restez pas à l’Ambassade. Venez à Iba Mar Diop. Venez voir un match de breaking, de skate. Asseyez-vous à côté d’un gamin de Pikine. Laissez-vous contaminer.»

A la fin des Jeux, exhorte-t-il, «continuez à raconter cette histoire. Dites à vos capitales : «J’étais à Dakar en 2026. J’ai vu la première fois que les anneaux olympiques s’allumaient en Afrique. Et ça s’est bien passé. Très bien passé, même. Ce petit mot de vos capitales, pour nous, c’est plus qu’une médaille d’or.»

Pour finir, Diagna Ndiaye de préciser que «Dakar 2026» n’est pas une affaire du Cojoj, mais plutôt, une affaire du Sénégal. Et le Sénégal, c’est vous aussi. Vous qui le représentez chaque jour, vous qui l’aimez parfois plus que nous-mêmes.»

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