Le Cng des courses hippiques a tenu son Assemblée générale d’information, ce samedi au Stade Léopold Sédar Senghor. En présence du Directeur des activités physiques et sportives (Daps), Gilbert Sidy Lamine Mbengue, le président, le Dr Bassirou Fall, s’est félicité du bon déroulement de la saison, pour son premier mandat, entamé en janvier dernier.
Par Woury DIALLO – Le Comité national de gestion des courses hippiques (Cng-Ch) a tenu son Assemblée générale ordinaire ce samedi, au Stade Léopold Sédar Senghor. Moment de partage au cours duquel la nouvelle équipe a présenté le rapport moral, le bilan d’activités de la saison (comme la saison 2025-2026), ainsi que le rapport financier soumis à l’approbation des acteurs de la filière et des représentants du ministère des Sports.
«Notre ambition n’est donc pas simplement de revenir sur le passé. Elle est surtout de tirer les enseignements de notre expérience collective pour préparer un avenir plus solide, plus organisé et plus prometteur pour les courses hippiques sénégalaises», dira le président du Cng. Avec une gestion prudente, une mobilisation importante des énergies et une volonté constante de maintenir le dialogue avec les acteurs, l’équipe du Dr Fall a pu organiser les 25 journées hippiques prévues au calendrier de la saison 2026, comprenant 118 courses. Une saison marquée par plusieurs grands rendez-vous dont le Grand Prix de la Gendarmerie nationale, le Grand Prix du ministère chargé de l’Agriculture, le Grand Prix de la Lonase et le Grand Prix du chef de l’Etat, qui a clôturé la saison le 9 août 2026 à l’hippodrome Ndiaw Macodou Diop de Thiès. Dans le bilan, le Cng note aussi des efforts accomplis en faveur de la décentralisation, la coordination avec vingt-six réunions et plusieurs centaines de correspondances avec les administrations, les partenaires, les autorités territoriales et les différents intervenants. Si le bilan a été positif, des réformes s’imposent pour un avenir meilleur du monde du cheval. Sur ce chapitre, les acteurs ont pu échanger sur les grands chantiers tels que la structuration des écuries, la formation des jockeys, le renforcement du fair-play et la modernisation des infrastructures hippiques, avec en toile de fond le projet d’un hippodrome national polyvalent, entre autres.
«Nous savons toutefois que des progrès restent nécessaires. Certaines insuffisances concernant les infrastructures, les équipements, la sécurisation des espaces de courses et la préparation logistique des journées ont été relevées. Nous devons avoir le courage de reconnaître ces difficultés afin de pouvoir leur apporter des réponses concrètes», a indiqué Dr Fall.
Pour atteindre ces objectifs, le président du Cng estime que «le développement des courses hippiques sénégalaises exige une coopération forte avec les institutions publiques, les partenaires économiques et les organisations hippiques étrangères».
Sur ce chapitre, la coopération avec le Maroc, notamment avec la Sorec, en matière de formation, de partage d’expériences et de développement des compétences, les relations avec l’Association sportive des courses de Toulouse, notamment à travers le Grand Prix du Sénégal prévu à Toulouse le 11 novembre 2026. Le Cng souhaite aussi continuer à réfléchir à l’évolution progressive du modèle sportif, la diversification des catégories de chevaux ou encore à l’amélioration des conditions de formation et de compétition.
Sur le plan financier, avec une exigence de rigueur et de transparence, le président du Cng a précisé que le rapport n’a pas encore été finalisé par le Trésorier général. Difficile dès lors de présenter un rapport vérifié et validé. Une meilleure manière de «consolider la confiance des autorités, des partenaires et de l’ensemble des acteurs de la filière». Dans un message, le président du Cng a lancé un appel à l’ensemble des composantes de la famille hippique en les exhortant à prévaloir l’intérêt général, privilégier le dialogue et rechercher ensemble des solutions aux difficultés.
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